Baisse de limitation de vitesse (90 > 80 KM/h) : IL VA ENCORE FALLOIR SE BATTRE

on 19 mai 2014.

Le gouvernement, souhaite diminuer de 10 km/h la vitesse maximale sur les routes, les faisant passer de 90 Km/h à 80 Km/h.

Comme à chaque nouvelle mise en place d'une politique de restriction, c'est le prétexte de la sécurité routière et de la diminution de la mortalité qui est utilisé par les pouvoirs publics, arguant qu'1% de diminution de la vitesse entraînerait 4% de diminution de morts.

LA FEDERATION DES BIKERS DE FRANCE, NE PEUT PAS ACCEPTER CE NOUVEAU COUP PORTÉ À NOTRE LIBERTÉ DE DÉPLACEMENT.

Comme à chaque fois (on se souvient notamment des débats sur le contrôle technique), les pouvoirs publics usent du spectre de la mort sur la route et passe sous silence la juteuse opération commerciale qui découle de ces nouvelles règlementations, qui permet de multiplier les procès-verbaux, sans pour autan apporter la preuve de l'impact bénéfique.
Paradoxalement, lorsqu'il y a une augmentation du nombre des accidents mortels malgré la mise en place de nouvelles règles par les pouvoirs publics (+28% en mars et +8% en avril 2014) le gouvernement n'estime jamais que c'est sa stratégie du "tout répressif" qui est en cause.
Considérant probablement que tout est bon à partir du moment où ça rapporte beaucoup.
De là à se dire, qu'encore une fois, les automobilistes et les motards sont pris pour des vaches à lait, il n'y a qu'un pas.
Nous semblons donc destiné à réduire notre vitesse…
Mais est-ce une bonne solution ?
On peut légitimement se le demander, lorsque l'on sait que selon la Sécurité routière, les accidents mortels ont diminué de 8% en 2012, alors que dans le même temps les vitesses moyennes avaient augmenté de près de 2%.
Par ailleurs, plusieurs études et cas pratiques semblent démontrer qu'effectivement dans certains cas c'est au contraire l'augmentation de la vitesse qui peut être facteur de diminution des accidents.
Comme l'explique l'ancien pilote Jean-Pierre Beltoise : "l'important ce n'est pas de respecter à la lettre la limitation de vitesse. C'est de conduire, en observant, en anticipant, et à une vitesse adaptée aux circonstances."
Il s'agirait bien alors de trouver la vitesse adaptée au type de route et non pas de faire une équation mathématique, pour solutionner le problème.
Ainsi l'exemple de la situation au Danemark a été soulignée par l'association 40 millions d'automobilistes.
«Après avoir augmenté sa vitesse limite sur autoroute il y a dix ans, le Danemark expérimente depuis deux ans l'augmentation de sa vitesse limite sur le réseau secondaire, portée de 80 à 90 km/h, et constate beaucoup moins d'accidents».
Un responsable de la direction danoise des routes enfonce le clou dans le Copenhagen Post. «C'est comme si nous avions trouvé la vitesse la mieux adaptée à ces portions de route car cela nous a permis de réduire les écarts de vitesse entre les véhicules et donc de diminuer le nombre de personnes qui procèdent à des manœuvres de dépassement potentiellement dangereuses».
Mais il n’y a pas qu’au Danemark, que la situation est différente
L'Angleterre, comme l'Allemagne notamment, parvient à abaisser la courbe des accidents avec des modèles bien mieux acceptés par leur population". Au cours d'une vaste étude réalisée en Grande-Bretagne auprès des parlementaires, des élus locaux et des associations de sécurité routière, il est apparu que l'Angleterre applique depuis plusieurs années et avec succès une politique de "fin de la guerre contre les automobilistes", selon les termes du gouvernement Cameron, constate Pierre Chasseray. Elle a même fait débrancher depuis 2009 56 % des radars sans que cela empêche la diminution des accidents.
Le dialogue constructif a été établi, un dialogue dont on rêve en France au moment de décider peut-être de passer à 80 km/h sur les routes. En Angleterre, la limitation inchangée est à 97 km/h et on sait agir sur les causes réelles d'accidents pour en diminuer le nombre.
De son côté, la Ligue de Défense des Conducteurs a monté un comité d'experts alternatifs pour contrer la désinformation des "experts" gouvernementaux.
Ils ont réuni 9 experts (spécialiste des infrastructures, pilote, spécialiste des essais automobiles, médecin pour les permis de conduire,…) pour un colloque au sénat, le 22 avril 2014.
Ces experts ont démoli un à un les arguments des tenants de la baisse des limitations de vitesse :
Le facteur vitesse est totalement surévalué dans les statistiques d'accidents.
Quand il y a un accident, la vitesse est évaluée par les traces de freinage. On en conclut que la personne roulait à une vitesse excessive. En fait, c'est souvent le revêtement usé qui a doublé la distance de freinage ! (analyse de Pierre Calvin, Président de l'Association technique routes et infrastructures)
L'argument massue des "anti-vitesse", qui répètent en boucle que 30 % des accidents sont dus à la vitesse, est tout simplement faux !
On voit à nouveau qu'il y a un lien entre politique de sécurité routière et recherche désespérée de faire de l'argent.
Ainsi les gouvernements optent toujours pour les solutions qui rapporte du fric et se désintéressent de celles pouvant améliorer la situation mais qui seraient coûteuses.
Clairement, c'est un choix politique. Faire de l'argent sur le dos des usagers de la route ou faire de la sécurité routière.
Il nous appartient donc de faire pression sur les pouvoirs publics afin d'obtenir que soient mises en place de vraies règles sécurité routières, dans le respect des libertés de chacun et dans la recherche de l'intérêt de tous.
N'oublions pas que ce ne sont pas les politiques répressives qui ont fait chuter la mortalité, mais le travail des industriels et la responsabilisation des usagers.
Les industriels, notamment du secteur automobile, ont joué un rôle considérable en travaillant à l'amélioration de voitures par la réduction de leurs distances de freinage, le développement d'organes de sécurité comme l'airbag, etc. Les industriels de la route, ont fait progresser la technicité des revêtements pour en améliorer l'adhérence par temps de pluie, la réduction du bruit, la résistance aux écarts de températures… ; encore faut-il avoir la volonté de financer la réfection des routes.
Pourtant, selon la LDC, de l'argent pour améliorer les routes, ce n'est pas ça qui manque !
La route laisse tous les ans un excédent de 20 milliards aux finances publiques (taxes sur l'essence, cartes grises...). Elle rapporte 37 milliards et seuls 17 milliards (même pas la moitié !) sont réinjectés dans les dépenses d'infrastructures.
Si on utilisait ne serait-ce que 10 % de cet excédent, ça ferait 2 milliards pour empêcher que des gens ne se tuent sur la route à cause d'un marquage effacé ou d'un revêtement usé.
Lors de ses travaux d'étude, la Ligue de Défense des Conducteurs, dont La Fédération des Bikers de France salue le travail, a mis en évidence un aspect, peu développé habituellement et qui tient à cœur de la FBF : le conséquences au niveau social de ces politiques de répression.
Ainsi il a été demandé au médecin Marie-Thérèse Giorgio de faire le portrait-type de ceux qui perdent leur permis :
Voici son analyse :
75 % sont des commerciaux ou des artisans qui font 80 000 km par an et cumulent les petites infractions.
On est loin du chauffard, qu'on aurait tous plaisir à voir sévèrement sanctionné.
Et pour eux, la perte du permis, c'est presque systématiquement le chômage, la galère pendant des mois, parfois des années.
C'est une condamnation sociale.
Jean Poulit, ancien directeur général de l'Institut géographique national, a de son côté donné un éclairage très précis dans les colonnes du journal La Tribune, sous le titre : Réduire les limitations de vitesse, c'est freiner la croissance et l'emploi.
Il y décrit les mécanismes en terme de répercussion sur la portée des déplacements et de ses effets sur l'emploi, le PIB, le coût des transports, le bilan carbone…
On peut y lire : "Les employeurs et les jeunes seront les premiers touchés" , "Le gouvernement s'est trompé de variable"

(http://www.latribune.fr/blogs/cercle-des-ingenieurs-economistes/20140103trib000807759/reduire-les-limitations-de-vitesse-c-est-freiner-la-croissance-et-l-emploi.html)

 

Aussi nous n'aurons de cesse de le répéter :
BATS-TOI POUR TES DROITS

 

Nous sommes des milliers en France à nous réclamer du style « Biker ».  Des motards passionnés par la « Custom touch ».
Pourtant chacun mène sa petite bataille dans son coin en hurlant ses grands dieux, « les autres n’étaient pas là ! ». C'est souvent vrai.


Bikers de France. Il est temps de se mettre à compter !
En se mobilisant sur le terrain juridique en France et au parlement européen, contre les lois liberticides, nous allons créer un moyen efficace pour protéger notre liberté.

Ce moyen, c'est la Fédération des Bikers de France.