Quand les chiffres de la Commission Européenne, nous donnent raison...

on 17 décembre 2012.

Le Commission Européenne, planche à longueur d'années sur des projets de règlementation visant à encadrer et à diriger chaque aspects de notre vie. Grâce au courage et à la mobilisation de citoyens concernés, certains projets montés en dépit du bon sens, ou discriminatoires ont pu être stoppés. Ainsi, le projet de port obligatoire d'un gilet jaune pour les motards a tout d'abord été ramené à un brassard avant d'être simplement enterré (on espère pour longtemps). C'est également le cas du projet de contrôle technique renforcé, qui s'est heurté à une fin de non recevoir pour cause d'évidente partialité de sa motivation, puisqu'il était diligenté par un lobby des professionnels du secteur. La législation française, limitant à 100 chevaux la puissance des motos semble elle aussi vivre ses derniers mois.

 Pourtant, si les derniers mois ont permis au motards de belles avancées, dans le domaine de la protection de nos libertés au niveau européen, au niveau national, il n'est est pas toujours de même.
 

 
Ainsi Bertrand Delanoë, Maire de Paris rêvant d'une ville transformée en réserve pour bobos à vélos, voie d'un mauvais œil, la présence de véhicules à moteur, et souhaite bouter hors le périph les bikers de tous poils.
 
Dénonçant pêle-mêle des problèmes de sécurité et de pollution, le Maire de Paris, tout en prônant le dialogue, semble vouloir rayer du paysage purement et simplement toute une partie de la population circulant dans Paris.
 
Pourtant, côté Commission Européenne, des études menées, ne semblent pas corroborer les thèses alarmistes de Bertrand Delanoë, ni présenter les 2rm comme un danger, mais au contraire comme un moyen de fluidité du trafic et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en mettant en évidence la nécessité d'améliorer la formation et les infrastructures pour augmenter la sécurité routière.
 
 
 Ainsi l'eSUM à mis au point un document reprenant des statistiques européennes officielles sur les accidents, des éléments d'analyses des circonstances et un "kit d'action" destiné à aider le monde politique et les professionnels de la sécurité routière à développer des programmes efficaces de réduction du nombre de victimes d’accident 2RM.
 
Ce document met en évidence que pour beaucoup de citoyens européens, les deux-roues motorisés (2RM) sont synonymes de mobilité personnelle abordable et d’alternative à la voiture pour de nombreux déplacements en ville. Les chiffres communiqués par l’Association des Constructeurs européens de Motocycles (ACEM) indiquent une augmentation du nombre de motocyclettes sur les routes ces dix dernières années et révèlent le potentiel d’un usage accru des 2RM à l’avenir : le parc automobile des 2RM est estimé à 33 millions de véhicules (en Europe), un chiffre qui devrait atteindre 37 millions en 2020. On table pour les motocyclettes sur une croissance de 29 %, tandis que les cyclomoteurs diminueront de 14 % pour atteindre 11 millions d’unités.
 
Il est important de tenir compte de la croissance en chiffres et en termes d’usage lorsqu’on examine l’évolution des accidents de la route. En comparaison avec d’autres modes de transport, le 2RM a connu une progression plus lente, avec une diminution des accidents mortels de -14 % (tous types de 2RM confondus) dans un contexte d’augmentation du parc de +17 % au cours de la période 2001-2008 (IRTAD – données de l’UE-20). Etonnamment cet aspect primordial de la lecture des chiffres de la sécurité routière est systématiquement oubliée par les pouvoirs publics dès lors qu'ils veulent justifier un nouveau volet répressif.
En fait, la part des accidents mortels de 2RM a augmenté dans le contexte général du transport en raison des meilleurs résultats réalisés par la voiture. Les usagers de motocyclettes et de cyclomoteurs représentent, généralement, 21 % des accidents mortels sur les voiries urbaines.
Quel que soit le degré d’amélioration des transports publics, il n’en demeurera probablement pas moins la demande d’une mobilité individuelle à laquelle le 2RM pourra, dans de nombreux cas, répondre positivement.
Notons que les avantages du deux-roues en agglomération urbaine surpassent ceux de la voiture. Par exemple, jamais une voiture ne rivalisera avec la manœuvrabilité d’un motocycle au milieu d’embouteillages ou pour stationner dans de petits espaces.
 
 
Les avantages des motocycles dans l’environnement urbain sont nombreux:
- utilisation économe de la chaussée;
- minimisation des embouteillages;
- utilisation réduite des espaces de stationnement;
- réduction des émissions de gaz à effet de serre;
- coût réduit par déplacement (par rapport à la voiture); et vitesse d’exécution.
 
Toutefois, l’usage des 2RM a aussi des inconvénients, le principal étant le risque élevé de blessures pour les motocyclistes et leurs passagers par rapport aux autres usagers de la route. Se pose également le problème de la sécurité dans la mesure où les motocyclettes et cyclomoteurs sont davantage exposés au vol et au vandalisme.
 
 
En termes de sécurité, les cyclomotoristes détiennent la palme des avancées positives par rapport à tous les autres usagers de la route. Si les accidents mortels de motocyclistes n’enregistrent pour leur part qu’une diminution de -1 %, il convient de souligner que le parc de motocyclettes a augmenté de +37 % durant la période 2001-2008.
 
La sécurité des 2RM est une matière complexe et les améliorations dans ce domaine appellent une approche «safe system» intégrée de la part de tous les participants. Il s’agit là d’une exigence fondamentale: les 2RM doivent avoir leur place dans la politique de transport générale et dans un développement urbain durable.
 
Selon l'étude  MAIDS  - (Motorcycle Accidents In Depth Study – MAIDS est l’étude de données la plus approfondie et la plus étendue actuellement disponible en matière d’accidents de deux-roues motorisés (2RM) en Europe. Cette étude a été menée durant trois ans sur 921 accidents dans cinq pays, à l’aide d’une méthodologie commune de recherche élaborée par l’OCDE) - les accidents en milieu urbain se concentrent davantage en fin d’une journée de travail, en présence d’une circulation plus dense et alors que le niveau de concentration des personnes impliquées peut diminuer.
En effet, un manque d’attention a été constaté chez 35 % des motocyclistes, contribuant à 11,3 % des accidents (contre 32,8 % de conducteurs d’autres véhicules, contribuant à 15,5 % des accidents). Comme le démontre le rapport MAIDS, dans 10,6 % des cas pour le motocycliste et dans 18,4 % des cas pour un autre conducteur, le manque d’attention a joué un rôle dans la survenue d’un accident.
 
Un manque d'attention chez les conducteurs, non motards, reste la cause la plus fréquente d’accident en milieu urbain, essentiellement dû à une faute d'appréciation de la situation ou à une mauvaise décision. En comparant les résultats avec la principale conclusion de MAIDS, il apparaît que les facteurs environnementaux jouent un rôle plus important dans un contexte urbain. En effet, 9,6 % des accidents en milieu urbain ont été causés par un élément de l’environnement, principalement une obstruction temporaire du trafic ou par un obstacle fixe ou mobile. Les défauts de conception et d’entretien des voiries ont également contribué à 6,3 % des accidents. En présence d’un obstacle, tant les motocyclistes que les autres conducteurs ont sous-estimé le danger potentiel de visibilité obstruée, ce qui a contribué à provoquer l’accident dans 19,2 % (motocyclistes) et 23,6 % (conducteurs) des cas. Les motocyclistes impliqués dans des accidents en milieu urbain étaient également moins formés et moins qualifiés que l’ensemble des motocyclistes MAIDS. En effet, 47,6 % des motocyclistes urbains ne possédaient pas une formation officielle (vs 40,1 % chez les autres types de conducteurs), 9,2 % ne possédaient pas une bonne maîtrise de leur véhicule (vs 3,7 % chez les autres types de conducteurs) et 14,4 % présentaient des aptitudes lacunaires (vs 10 % chez les autres types de conducteurs).
 
 
 
sources :
http://ec.europa.eu/transport/road_safety/pdf/projects/esum_action_pack_fr.pdf (cette version française étant une traduction d'assez moyenne qualité, vous pouvez lire la version anglaise sur : http://ec.europa.eu/transport/road_safety/pdf/projects/esum_action_pack_en.pdf)
Le Kit d’action de l’eSUM est un guide destiné à aider le monde politique et les professionnels de la sécurité routière à développer des programmes efficaces de réduction du nombre de victimes d’accident 2RM. Ce document est une version abrégée du rapport complet, disponible sur le site de l’eSUM (www.esum.eu)
Attachments:
Download this file (esum_action_pack_fr.pdf)esum_action_pack_fr.pdf[Esum action en Français]1347 kB
Download this file (MAIDS Report 1.2.pdf)MAIDS Report 1.2.pdf[MAIDS rapport final 2004 (anglais)]1263 kB

Nous sommes des milliers en France à nous réclamer du style « Biker ».  Des motards passionnés par la « Custom touch ».
Pourtant chacun mène sa petite bataille dans son coin en hurlant ses grands dieux, « les autres n’étaient pas là ! ». C'est souvent vrai.


Bikers de France. Il est temps de se mettre à compter !
En se mobilisant sur le terrain juridique en France et au parlement européen, contre les lois liberticides, nous allons créer un moyen efficace pour protéger notre liberté.

Ce moyen, c'est la Fédération des Bikers de France.