Manifeste pour une politique ambitieuse vis-à-vis des 2-roues

1
Partager
La Fédération des bikers de France

A la veille des élections européennes, nous, Bikers de France, membres de la Fédération des Bikers de France, souhaitons rappeler nos analyses aux responsables politiques concernant l’avenir de la pratique du 2-roues dans notre pays.

La situation des artisans Français est très préoccupante, d’autant plus que le contexte politique, économique et social paralyse l’essor des petites entreprises. Depuis 8 ans, la FBF fait état de la dégradation de la situation des artisans travaillant dans le milieu de la moto modifiée. Les chiffres sur l’emploi, en sont les symboles les plus clairs. Ils montrent que les petites sociétés souffrent particulièrement de cette crise systémique, des politiques publiques menées actuellement, et témoignent de la très grande difficulté des pouvoirs publics à lutter contre les causes profondes de la situation.

Nous remarquons que la stigmatisation des propriétaires de 2-roues est de plus en plus forte. Elle cible volontairement les bikers les plus vulnérables, car ce sont eux qui n’ont pas les moyens de s’acheter une bécane neuve tous les 2 ans.

La mise en place d’un contrôle technique hyper restrictif obligera plusieurs milliers de bikers à laisser leur bécane au garage alors que les défauts constatés ne sont la cause d’accidents que dans moins de 0,3 % des cas. Dans 99,7 % des autres cas, les défauts constatés sont esthétiques ou liés à des normes écologiques faites pour brimer les « petites gens » et laisser les grandes sociétés nationales ou multinationales tranquilles.

La mise en place d’un contrôle technique hyper restrictif obligera à passer par l’achat régulier d’une bécane neuve pour être sûr d’être « dans les normes ». Entretenir régulièrement sa vieille bécane, permettra de garde un 2-roues sûr, mais ne permettra pas de répondre aux normes qui sont de plus en plus abusives. Cela sonnera la mort des artisans et de toutes les sociétés qui vivent de l’entretien et de la modification des 2-roues. Cela stigmatisera encore plus les « petites gens » qui n’auront pas les finances pour changer de bécanes à un rythme aussi soutenu.

Professionnels et militants associatifs dénoncent une politique de l’Etat réduite peu à peu à un contrôle et à un «dialogue de gestionnaire». L’État perd toute capacité à rester le garant de la réussite nationale.

Perspectives pour l’avenir
1 – Nous demandons la mise en place d’une réforme qui doit s’appuyer sur les professionnels, les savoir-faire et les associations des acteurs économiques.

1-1- La reconnaissance du 2-roues comme un moyen de transport écologique, afin qu’il soit autorisé à rouler dans toutes les zones à circulations limitées.

1-2- La mise en place d’une TVA réduite sur l’ensemble des opérations de maintenance d’un 2 roues.

1-3- La mise en place du Registre National des Véhicules Modifiés (RNVM), permettant de lister les modifications, de confirmer que le véhicule est toujours roulant et respecte toutes les normes de sécurité européenne. Un certificat sera remis au propriétaire qui lui permettra d’établir une carte grise dite « Véhicule modifié » et de soutenir et de favoriser tous les artisans français (préparateurs, soudeurs, peintres, selliers…) qui sont aujourd’hui injustement lésés.

2 – Nous demandons un changement du discours politique sur les 2 roues : les motards sont une ressource, une richesse et non une menace. C’est un gâchis de se priver de leur envie de faire travailler les artisans Français.

3 – Nous demandons un changement de politique écologique plaçant en atout l’apprentissage de la réparation qui constitue une forme de désaliénation par rapport au modèle imposé par la société de consommation. Cela renoue pour une part avec le savoir-faire des générations passées, mais constitue également une invention de l’avenir et une forme de réalisation de soi.

Dans ce but, nous demandons le développement d’une politique permettant un accompagnement des collectivités locales pour l’ouverture de plusieurs milliers de garages associatifs ou self-garages sur l’ensemble du territoire. Il s’agit de garages solidaires qui permettent de réparer soi-même ou de faire réparer sa bécane à moindre coût, de louer du matériel, d’acheter des pièces détachées et des produits d’entretien.

L’utilisateur est aussi mécano, tout en bénéficiant des conseils d’un accompagnant. Cependant, réparer sa bécane par soi-même devient de plus en plus difficile quand il s’agit de modèles récents, truffés d’électronique et poussés par la société de consommation de masse.

Notre manifeste : bats-toi pour tes droits

Rejoins nous dans notre combat

1 Commentaire

Laisser un commentaire

Ecrivez votre commentaire
Votre nom